Alerte sur les dangers des radiofréquences pour les enfants

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de publier un rapport d’expertise sur l’exposition aux radiofréquences et la santé des enfants.
Le message est clair : il faut faire très attention et réduire les normes d’exposition.
Une preuve supplémentaire, s’il en fallait, qu’il faut refuser les compteurs communiquants et user avec la plus extrème modération des technologies sans fil.

LE MONDE – 08.07.2016 –  Par Pierre Le Hir
http://www.lemonde.fr/sante/article/2016/07/08/alerte-sur-les-dangers-des-radiofrequences-pour-les-enfants_4965884_1651302.html

Santé

Alerte sur les dangers des radiofréquences pour les enfants

Technologies sans fil, prudence ! C’est l’avertissement que lance, à l’adresse des parents comme des pouvoirs publics, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un rapport d’expertise sur l’exposition aux radiofréquences et la santé des enfants, publié vendredi 8 juillet. Elle pointe en particulier« des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien-être », qui la conduisent à préconiser « un usage modéré et encadré » de ces technologies.

En 2013, l’Anses avait déjà rendu un avis général dans lequel elle recommandait de réduire l’exposition des enfants aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles. Elle va cette fois plus loin, en s’attachant aux effets potentiels des champs électromagnétiques émanant des multiples sources auxquelles sont soumis les plus jeunes : téléphones mobiles et tablettes tactiles pour enfants, mais aussi jouets radiocommandés (voitures, locomotives, peluches…), robots communicants, talkies-walkies, veille-bébés (babyphones) et autres dispositifs de surveillance (tels que les bracelets émettant un signal lorsque le bambin s’éloigne d’un périmètre donné).

Difficile de mesurer à quel point cette batterie d’objets est présente dans les chambres des enfants français. Il n’existe pas de chiffres sur le taux d’équipement des ménages en babyphones ou en jouets radiocommandés. Le pourcentage de fillettes et de garçonnets possédant un téléphone portable n’est pas non plus connu. On sait seulement que chez leurs aînés, de 12 à 17 ans, la part d’individus possédant un smartphone a bondi de 22 % en 2011 à 55 % en 2013.

Usage de plus en plus précoce

Pour autant, souligne le rapport, « les données disponibles montrent une très forte expansion de l’usage des nouvelles technologies sans fil, notamment chez les très jeunes enfants. » Ceux-ci possèdent leur propre téléphone mobile « de plus en plus précocement, même si la première utilisation se situe rarement avant l’âge de sept ans. » En outre, « la multiplicité et la diversité des lieux fréquentés (domicile, école, lieux publics, installations sportives et culturelles) engendrent des situations d’expositions très variables. » Si bien que très tôt, et même « dès la phase dedéveloppement in utero », la plupart sont exposés à des sources « placées à proximité et parfois au contact du corps ».

Or, plus la source émettrice est proche – c’est le cas du portable collé à l’oreille ou du babyphone posé dans le berceau – et plus la quantité de rayonnement, c’est-à-dire d’énergie absorbée par la tête ou par les tissus du corps humain, est importante. Sans parler des éventuels effets autres que thermiques, et encore très mal connus, des champs électromagnétiques.

Fonctions cognitives et bien-être

Le comité d’experts s’est focalisé sur les enfants de moins de six ans, au sujet desquels on trouve peu d’études dans la littérature scientifique internationale. Il a donc pris en compte les données disponibles sur l’exposition aux radiofréquences pendant toutes les phases du développement de l’individu, depuis la période in utero jusqu’à la fin de l’adolescence. Il a aussi considéré les travaux menés sur des animaux. Et il a passé au crible les différents effets sanitaires possibles, en évaluant, pour chacun, le « niveau de preuve ».

Il en ressort que « les données actuelles ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’un effet des radiofréquences chez l’enfant », pour ce qui est du comportement, des fonctions auditives, du développement, du système reproducteur, du système immunitaire et de la toxicité systémique (effet biologique non localisé). Il en va de même pour les effets cancérogènes et tératogènes (entraînant des malformations).

Cela ne signifie pas que de tels effets sont écartés, mais seulement que le niveau de preuve est insuffisant pour trancher. En 2011, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les radiofréquences comme « peut-être cancérogènes pour l’homme ». Et l’Anses rappelle qu’en 2013, elle avait établi un « effet possible » des radiofréquences sur l’apparition de gliomes (tumeurs du cerveau) pour les utilisateurs intensifs de téléphone mobile. Les études publiées ne permettent cependant pas d’être affirmatif dans le cas spécifique des enfants.

En revanche, les experts concluent à « un effet possible des radiofréquences sur les fonctions cognitives de l’enfant », telles que la mémoire, l’attention, les capacités psychomotrices ou le langage. Sur ce point, précisent-ils, « les résultats montrant des effets aigus [à court terme] se basent sur des études expérimentales dont la méthodologie est bien maîtrisée. »

Ils posent le même diagnostic d’« effet possible » sur le « bien-être » des enfants, un état défini par l’absence de troubles du sommeil ou de symptômes tels que fatigue, stress, anxiété, irritabilité, difficultés de concentration ou maux de tête. Toutefois, ils notent que « ces effets pourraient être liés à l’usage des téléphones mobiles plutôt qu’aux radiofréquences qu’ils émettent ». Autrement dit, cernes, migraines et problèmes de concentration résultent peut-être tout simplement du temps volé au sommeil par l’usage des portables.

Revoir la réglementation

Même si, pour la plupart des troubles ou pathologies envisagés, les résultats ne sont pas conclusifs, le comité d’experts appelle à redoubler de vigilance. « Les enfants ne sont pas des adultes miniatures, souligne Olivier Merckel, chargé des nouvelles technologies à l’Anses et coordinateur du rapport. Du fait de leur plus petite taille, de leurs spécificités anatomiques et morphologiques et des caractéristiques de certains de leurs tissus, ils sont davantage exposés. En particulier, les zones périphériques de leur cerveau sont plus exposées que celles des adultes aux radiofréquences. » Des études dosimétriques ont aussi mis en évidence une plus forte exposition de la moelle osseuse chez les enfants.

L’Anses préconise donc que tous les équipements radioélectriques, en particulier ceux destinés à la jeunesse, soient soumis « aux mêmes obligations réglementaires en matière de contrôle des niveaux d’exposition et d’information du public que celles encadrant les téléphones mobiles », ce qui n’est actuellement pas le cas. Elle prône également de « réévaluer la pertinence » de l’indicateur qui sert aujourd’hui à mesurer l’exposition des usagers – le débit d’absorption spécifique (DAS) – et de développer « un indicateur représentatif de l’exposition réelle, quelles que soient les conditions d’utilisation ».

De surcroît, s’agissant cette fois des radiofréquences générées par des sources lointaines (antennes-relais, émetteurs de radio et de télévision), elle recommande de « reconsidérer les valeurs limites d’exposition réglementaires », afin d’assurer « des marges de sécurité suffisamment grandes » pour protéger la santé des enfants. Des pays comme le Canada ou les Pays-Bas ont déjà baissé ces limites, mais les parlementaires français n’ont pas suivi cet exemple dans la loi sur les ondes de janvier 2015.

Si de telles mesures relèvent de la législation française ou européenne, l’Anses prodigue des conseils aux parents :

« Inciter leurs enfants à un usage raisonné du téléphone mobile, en évitant les communications nocturnes et en limitant la fréquence et la durée des appels. »

« Pour une fois, les choses bougent dans le bon sens, se félicite Janine Le Calvez, présidente de l’association Pour une réglementation des antennes-relais de téléphonie mobile (Priartem). Le rapport pointe des questions sanitaires que nous soulevons depuis longtemps. Nous avons enfin le sentiment d’être écoutés. Reste à mettre en œuvre les recommandations, à commencer par la suppression des appareils sans fil dans les écoles primaires. »

Source : le Monde

Linky Action Nationale : ERDF Touche pas à mon compteur
Linky Action Nationale : ERDF Touche pas à mon compteur

Lettre à envoyer à ENEDIS (ex ERDF) pour refuser le compteur LINKY

Avant de partir en vacances, Robin des Toits vous propose d’envoyer une lettre de sommation par huissier de Justice à notre distributeur d’énergie électrique ENEDIS (ex ERDF), pour refuser la pose d’un compteur communicant Linky.
L’envoi par huissier a plus de valeur juridique.
Mais pour celles et ceux d’entre-vous qui n’auraient pas les moyens financiers de payer un huissier de Justice, envoyez par lettre recommandée avec A.R.

Attention : il faut expressément utiliser les services d’un huissier de Justice dont l’activité est domiciliée dans le 92 (Haut-de-Seine), lieu de domiciliation du siège social d’ENEDIS (ex ERDF).

Ce texte de proposition de courrier est validé par le Conseil Juridique de l’association nationale Robin des Toits. Il est expressément court pour cibler une réponse précise d’ENEDIS (ERDF).

Quel que soit votre lieu d’habitation, cette lettre doit être envoyée en Recommandé avec A.R. au Président du Directoire d’ENEDIS.

 

Le modèle de lettre  (fichier disponible sur le site de Robin des Toits ici) :

Votre nom + prénom
Votre adresse
……., le …………………….2016

Recommandé A.R.

Monsieur Philippe MONLOUBOU
Président du Directoire
ENEDIS
34 Place des Corolles
92079 PARIS LA DEFENSE CEDEX

Objet : compteur LINKY

Monsieur le Président,

Par la présente, je vous prie (nous vous prions) de (nous) m’adresser les éléments contractuels vous permettant la pose, l’utilisation et la mise en fonction du compteur LINKY.

En effet, sauf erreur de ma (notre) part, ces éléments ne figurent pas dans les conditions générales de fournitures qui m’ont (nous ont) été notifiées lorsque j’ai (nous avons) souscrit un abonnement.

Dès lors, je m’oppose (nous nous opposons) à la mise en fonctionnement de ce compteur doté de caractéristiques nouvelles mettant en œuvre une technologie qui affectera l’ensemble de mon (notre) réseau électrique.

Tout changement des conditions de fournitures de l’électricité dans l’enceinte privée que constitue mon (notre) domicile doit nécessairement faire l’objet d’une disposition contractuelle acceptée par les deux parties.

Je vous prie (nous vous prions) d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes (nos) salutations distinguées.

(votre signature)

 

Lettre

linky non

Le Conseil Municipal de Brunoy interdit les compteurs communicants

Par délibération du 23 juin 2016, le Conseil Municipal de Brunoy a interdit le remplacement des compteurs d’électricité, propriété de la Ville, ceux du gaz et de l’eau potable, par des compteurs communicants.
Il a décidé de plus qu’aucun système relevant de la téléphonie mobile ne sera installé sur le terroitoire de la commune par rapport à ces compteurs.

Nous avions remis au Maire de Brunoy un dossier détaillé sur les problèmes posés par les compteurs communicants. Nous félicitons nos élus qui ont pris cette décision à l’unanimité.

Source: compte rendu du Conseil municipal du 23 juin 2016 (page 15).

Le portable est cancérigène selon une étude fédérale américaine

Encore non publiée, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise par Le Programme National de Toxicologie Américain (PNT), devrait convaincre tous les sceptiques. Elle a coûté 25 millions de dollars et duré plus de dix ans. Le PNT devrait annoncer sous peu qu’elle a démontré que les rats exposés au rayonnement de portables ont développé les mêmes types de tumeurs dont sont atteints les gros utilisateurs à long terme.

Les rats ont été exposés pendant deux ans à des radiofréquences produites par les deux technologies de télécommunications cellulaires (Global System for Mobile Communications ou GSM, et Code Division Multiple Access ou CDMA). Leur corps entier était soumis à trois niveaux d’exposition différents (1,5; 3; et 6 W/kg). Les rats exposés ont montré des taux plus élevés du gliome, une tumeur maligne des cellules gliales dans le cerveau, et du schwannome malin du cœur, une tumeur très rare. Aucun des rats témoins non exposés n’ont développé de tumeur.
Des études épidémiologiques de grande qualité ont déjà révélé que les usagers intensifs du portable (au moins 30 minutes par jour pendant plus de 10 ans) sont plus souvent atteints que la normale du gliome et du neurinome de l’acoustique, un type de schwannome bénin. Il s’agit d’une tumeur des cellules de Schwann qui constituent la gaine de myéline entourant les nerfs du système nerveux périphérique, reliant notamment l’oreille interne aux méninges.
Plusieurs études ont révélé que les radiofréquences du portable provoquent de nombreux effets biologiques favorisant cette maladie, dont la réduction de la sécrétion de la mélatonine ainsi que l’oxydation et les dommages à l’ADN.

On s’attend à ce que le gouvernement fédéral des États-Unis  avertisse le public des risques pour la santé.

Selon Etienne Cendrier porte-parole de Robin des Toits : « Il va être difficile de réfuter une étude fédérale officielle. J’appelle les autorités sanitaires françaises à informer le public sans ambiguïté et plus sérieusement qu’elles ne l’ont fait jusqu’ici, sur les risques que nous encourons tous : le risque d’apparition de tumeur cérébrale, du nerf auditif ou des glandes salivaires est jusqu’à cinq fois plus élevé chez les gens qui utilisent le portable avant l’âge de 20 ans ».

Source : Communiqué de l’association Robin des Toits

Références :

Comment se protéger des ondes ?

Pourquoi se protéger ?

Voyons tout d’abord pour quoi se protéger des ondes. Pour deux raisons.

La première raison est que nous vivons dans un environnement où les ondes électromagnétiques sont extrêmement présentes de par la multiplication des appareils qui en émettent.

Tout appareil fonctionnant à l’électricité émet un champ électrique et un champ magnétique. Les deux champs sont intimement liés, on parle ainsi de champ électromagnétique.
Les champs sont le plus souvent variables dans le temps. On parle alors de champs alternatifs ou d’onde. La fréquence du champ dépend du type d’appareil et varie de quelques Hertz (extrêmement basse fréquence) à plusieurs centaines de giga Hertz (extrêmement haute fréquence). Les ondes dont la fréquence dépasse 10 MHz sont toujours accompagnées d’un champ électrique et d’un champ magnétique, elles sont donc dites électromagnétiques.

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Certains appareils émettent des champs électromagnétiques alors que ce n’est pas leur fonction. Nous trouvons là en fait tous les appareils électriques, en particulier ceux qui possèdent un transformateur comme les radio-réveils, les chaines hifi mais aussi les simples lampes.
D’autres appareils sont conçus pour émettre des ondes, c’est le cas des émetteurs, téléphones, box wifi et tous les dispositifs communicants sans fils.

La seconde raison est que les organismes vivants sont sensibles aux ondes électromagnétiques. Il est maintenant indiscutable que les ondes ont non seulement des effets thermiques (les seuls considérés pendant longtemps) mais aussi des effets biologiques sur les organismes et donc sur le corps humain.

Nous sommes tous électrosensibles mais certains d’entre nous le sont plus que d’autres et les symptômes qu’ils présentent peuvent être très sévères, ce sont les électrohypersensibles.

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Nous devons nous protéger des ondes, mais comment ?

Il faut tout d’abord considérer deux objectifs possibles, la protection contre les ondes venant de l’extérieur (d’un appartement, d’une maison) et la protection contre les ondes venant de l’intérieur.

Se protéger des ondes venant de l’extérieur

L’idéal est bien sûr qu’il n’y ait pas de source d’ondes. Il faut ainsi s’opposer individuellement et/ou collectivement  à tout projet d’implantation d’antenne près d’habitation, commerces, lieux de travail et équipements publics.

Si cela est possible, il faut choisir un lieu d’habitation éloigné de sites d’implantation d’antennes. Sinon, préférer une maison ou un appartement qui n’est pas situé dans l’axe d’une antenne ou à sa hauteur et qui n’a pas d’antenne sur le toit.

Une protection intéressante est apportée par des arbres ou buissons interposés entre les antennes et la maison. Les murs épais, la terre font écran aux micro-ondes qui peuvent aussi traverser la toiture mais surtout les ouvertures, principalement les fenêtres. Les électrohypersensibles éviteront de placer lits et fauteuils près des fenêtres  et préféreront les lits en bois plutôt que métalliques.
Volets et stores métalliques, doubles, voire triple vitrage mais aussi films métalliques sur les vitres atténueront les ondes. Enduire ses murs intérieurs d’argile en couche épaisse atténue les ondes. Il existe aussi des articles spécialisés qui pourront être utiles : rideaux, couvertures, tapis muraux ou de sol mais leur utilisation peut être délicate et leur efficacité variable. Mais attention les ondes émises à l’intérieur du logement par des appareils pourront être réfléchies par la surface interne de ces dispositifs, ce qui augmentera le champ électromagnétique à l’intérieur de l’habitation !

 

Se protéger des ondes venant de l’intérieur

Ici encore le meilleur moyen serait de ne pas avoir d’appareil émetteur d’ondes électromagnétiques mais comme nous l’avons vu en introduction, tout appareil fonctionnant à l’électricité en émet, à commencer par l’installation de distribution électrique elle-même.

Une bonne installation réalisée avec des câbles blindés et des prises de terre systématique peut faire diminuer les champs électromagnétiques à l’intérieur de l’habitation. Les câbles blindés sont indispensables en cas d’utilisation d’appareils utilisant les courants porteurs en ligne (CPL) pour la distribution d’Internet ou pour relier des appareils communicants et surtout le nouveau compteur Linky (voir article dédié au Linky). La mise à la terre dévie le champ électrique, il est très important d’en disposer, ce qui n’est pas forcément le cas dans les habitations anciennes.

Les appareils isolés ne sont pas reliés à la terre, ils peuvent être de grands émetteurs d’ondes. Il faut ainsi éviter de les avoir près de soi. Par exemple on pendra soin d’éloigner le sèche cheveux de son crâne lors de son utilisation. L’éloigner de 10cm diminue de 50% l’exposition à son rayonnement.

Eloigner des lits et fauteuils tout radiateur, lampe de chevet et tout  luminaire, radio-réveil, réveil électronique.

Les plaques de cuisson à induction émettent des champs élevés. Les fours à micro-ondes peuvent ne pas être assez étanches, se tenir à distance si vous en utilisez, ce qui reste à éviter.

Ainsi que nous l’avons vu dans le cadre de la protection contre les ondes venant de l’extérieur, il convient d’éviter les grandes pièces métalliques. Il en est de même pour les grands miroirs. Ceci afin d’éviter que les micro-ondes ne s’y réfléchissent, augmentant ainsi la densité des champs électromagnétiques à l’intérieur du logement. Toute structure métallique devrait être reliée à la terre.

En cas de nécessité, un diagnostic de votre lieu de vie peut être effectué par un professionnel. Reste à en trouver un sérieux et compétent. Dans les situations difficiles et surtout lors de la mise en œuvre de dispositifs de protection conséquents, il convient de faire un diagnostic avant et après la mise en œuvre des protections afin de voir si celles-ci n’ont pas de conséquences négatives.

Les appareils communicants sans fil
Ils sont très largement utilisés maintenant, cela à grand renfort de publicité. Beaucoup d’utilisateurs n’imaginent même pas que te tels objets si courants présentent un risque pour la santé. Cela pourrait s’avérer constituer un grand problème sanitaire à terme.

Nous l’avons vu, tous les appareils communicants sans fils émettent des ondes, toutes les ondes influent sur les organismes vivants et nous sommes tous électrosensibles. Partant de là nous ne pouvons que conseiller d’en éviter l’utilisation et, si l’on ne peut s’en passer, de les déconnecter la nuit. Il s’agit des souris et claviers sans fil, des écouteurs sans fil, des appareils permettant de faire communiquer des ordinateurs entre eux, d’avoir accès sans fil à Internet, de faire passer des programmes TV sur d’autres téléviseurs ou sur ordinateur. Il faudrait désactiver le wifi de nos Box Internet et passer en liaison filaire. Le wifi des voisins traverse les murs et nous avec. Leur demander de le couper, surtout si le signal reçu chez vous est de niveau élevé.

Beaucoup de babyphones fonctionnent avec des micro-ondes, ceux-ci ne devraient jamais être placés près d’un enfant. L’usage d’un babyphone à micro-ondes est à proscrire.

Le téléphone DECT
Le téléphone fixe sans fil utilisant la technologie numérique DECT est un gros émetteur d’ondes.

Evidemment le téléphone filaire est préférable au niveau santé. Sinon il faudrait débrancher base et combiné durant la nuit car la plupart des modèles émettent 24h/24, même hors communication. Ce n’est pas le cas des modèles  disposant de la fonction « éco DECT plus » qu’il faut activer et configurer sur l’appareil pour réduire le niveau des émissions et limiter celles-ci au seul moment de la communication.

Le téléphone portable
Nous arrivons au sujet crucial. En effet, c’est parce que l’on s’en sert qu’il y a des antennes relai et surtout parce que son usage est maintenant extrêmement répandu. Qui n’en possède pas un, voire plusieurs ? Il semble impensable de revenir en arrière et de s’en passer. Reste alors à « limiter les dégâts » et à l’utiliser de manière à réduire autant que possible ses impacts sur notre santé et celle des autres. Les conseils d’utilisation sont nombreux et certains devraient être bien connus car mentionnés sur les notices. Il n’est cependant pas inutile de mentionner ici l’ensemble de ce que nous avons relevé dans la littérature et les articles diffusés par Internet.

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Tout commence par le choix de l’appareil. Le seul conseil à donner est de veiller à ce que sa la valeur du débit d’absorption spécifique (DAS) soit la plus faible possible, même si cela ne se rapporte qu’aux seuls effets thermiques de l’appareil et pas à ses effets biologiques.

Les conseils d’utilisations sont multiples :

  • Couper l’appareil chaque fois que c’est possible car il émet même en veille.
  • Eviter son utilisation dans les lieux clos où il émettra fortement pour établir la communication.
    Voiture, train, tram, métro, caves, parkings souterrains ne sont pas des lieux recommandés pour téléphoner.
  • Eviter les lieux où les antennes sont éloignées, en milieu rural par exemple.
  • Eviter de téléphoner lorsque les conditions météo sont mauvaises (pluie, neige, brouillard, orage).
  • Ne pas téléphoner en conduisant, dans les escaliers et même en marchant. Les fautes d’attention peuvent être lourdes de conséquences.
  • Il ne faut pas téléphoner en présence de produits inflammables comme l’essence, l’alcool ou l’éther. Il faudra donc être prudent dans des lieux où l’on peut rencontrer ces substances (stations d’essence, hôpitaux…). En présence de ces substances un portable est capable de déclencher un incendie.
  • Préférer les textos aux appels.
  • Des études recommandent des appels aussi brefs que possible. Téléphoner moins de 4 minutes par appel, limiter à 6 le nombre d’appels journaliers et ne pas dépasser une durée d’exposition de 22 minutes par jour.
  • Eviter le contact du téléphone avec la tête. Utiliser un kit oreillette filaire où passer en mode « mains libres ». Le kit oreillette ne fait que diminuer certaines nuisances, il n’est pas une garantie de sécurité absolue.
  • Attendre que la communication soit établie pour coller le combiné à son oreille en l’absence de kit oreillette.
  • Ne pas utiliser d’oreillette Bluetooth. C’est une mini antenne relais placée près du cerveau.
  • Eviter de porter le téléphone mobile en veille sur soi et particulièrement de le porter dans la poche de son pantalon, près des organes génitaux, ou dans une poche sur la poitrine, près du cœur.
  • Les radiations des téléphones mobiles sont particulièrement nocives pour :
    • les enfants,
    • les femmes enceintes,
    • les personnes âgées,
    • les malades immunodéprimés,
    • les personnes hypersensibles aux rayonnements électromagnétiques.

En pratique ceci veut dire qu’il faut réserver l’emploi du téléphone portable pour ce qui est essentiel, indispensable ou urgent.

Linky, le compteur dangereux arrive !

L’Europe a décidé par une directive de 2009, qu’en 2020 80% des foyers européens devront être équipés d’un compteur électrique communiquant. En France, c’est la loi de transition énergétique publiée le 18 Aout 2015 qui instaure le déploiement de 35 millions de compteurs Linky, ce qui coûtera la bagatelle de 5 milliards d’euros que, d’une manière ou d’une autre, le consommateur paiera.

installation-compteur-linky

Linky, le compteur électrique communiquant, ainsi que ses compères compteurs de gaz (Gazpar) et compteurs d’eau communicants sont sensés apporter nombre « d’avantages ». Des avantages, mais pour qui ? Par exemple, ces compteurs sont gérables à distance sans nécessiter d’intervention sur place, que ce soit pour d’ouverture d’une ligne ou pour e relevé des consommations. A qui bénéficiera la suppression d’emplois induite ? Si la plus grande partie des avantages prétendue est contestable et contestée par des associations, le problème majeur concerne notre santé. En effet, les compteurs communiquent en émettant des ondes radioélectriques par le biais de toute notre installation électrique domestique.

Des risques pour notre santé
La technologie des courants porteurs en ligne (CPL 63 à 95 kilohertz) a été choisie pour véhiculer l’information sur le réseau de distribution d’électricité. Le CPL est aussi injecté dans les locaux, et donc dans nos habitation dont l’installation électrique n’est pas adaptée. Il faudrait que les câbles électriques soient blindés pour éviter que des micro-ondes soient émises par les fréquences CPL injectées sur le réseau. Etant donné que nos installations ne blindés nos fils électriques vont émettre des ondes nocives pour la santé jusqu’à une distance estimée à plus de 2 mètres. De plus, sur chacun des 740 000 transformateurs de quartiers, des modules GPRS 2G+, émetteurs de micro-ondes, seront installés quasiment à hauteur d’homme. Ces ondes ont été classifiées comme potentiellement cancérigènes par le centre international de recherche sur le cancer qui dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé.

En 2013, l’ANSES a reconnu des effets biologiques certains sur la santé, notamment certaines tumeurs cérébrales dues aux radiofréquences. Cette Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a donc conseillé de réduire les niveaux d’exposition . Le déploiement des compteurs Linky va à l’opposé de cette préconisation.

Les personnes devenues électrosensibles dans le niveau ambiant actuel d’exposition électromagnétique et radioélectrique, qui pourtant respecte les lois françaises en vigueur, sont la preuve vivante que les normes actuelles ne protègent pas la santé de l’être humain. Ces personnes seront les premières impactées par l’augmentation du niveau d’exposition engendré par le déploiement de 35 millions de compteurs Linky, mais c’est aussi chaque citoyen français qui verra sa santé mise en danger. Nous sommes tous à des degrés divers électrosensibles, souvent sans le savoir.

Systeme Linky

Des risques d’incendie
Les radiofréquences CPL émises par les compteurs Linky posent un grave problème de sécurité incendie car les câbles du réseau électrique ne sont pas conçus pour transporter des radiofréquences. Lors de l’expérimentation menée en France en 2010 dans seulement deux régions de France (Indre-et-Loire et région lyonnaise), plusieurs incendies ont été déclenchés.
EDF a publié le 15 juillet 2015 de nouvelles conditions générales de vente dans lesquelles tout incendie est assimilé à un cas de force majeure dans lequel ERDF dégage sa responsabilité. Cela signifie qu’en cas d’incendie provoqué par le compteur Linky ou par les radiofréquences qu’il injectera dans nos câbles et fils électriques, ainsi que dans les appareils électriques qui ne sont pas blindés contre ces radiofréquences, il appartiendra au client –c’est-à-dire à la victime– de prouver la responsabilité d’ERDF.

Des risques de pannes
EDF dégage également sa responsabilité et celle d’ERDF en cas de pannes chez des particuliers provoquées par le Linky. Ce sera donc au client de prouver que ces pannes ont été causées par le Linky. Des  pannes répétées d’ordinateurs et de téléviseurs ont déjà été constatées dans des logements équipés de compteurs Linky. Chez des commerçants ces pannes ont touché le matériel professionnel, la réparation a été faite à leurs frais.

Ces risques techniques importants sont majorés par la fragilité du matériel électronique face aux circonstances exceptionnelles, comme l’ont démontré les incendies qui se sont déclenchés, lors de la canicule de début juillet 2015, là où les travaux de déploiement du Linky dans les transformateurs avaient déjà commencé : Bretagne, Pays-de-Loire, Nord et région Lyonnaise. Dans certains cas, il a fallu plus de 12 heures pour rétablir le courant.

Problème de responsabilité en matière d’assurance
L’ensemble des compagnies de réassurances exclut la prise en charge en Responsabilité Civile des dommages liés aux ondes électromagnétiques.
Par ailleurs, dans ses contrats, EDF indique : « L’installation électrique intérieure du client commence aux bornes de sortie du disjoncteur de branchement. Elle est placée sous la responsabilité du client. »
En cas d’incendie électrique, il existe donc un vide juridique en ce qui concerne la responsabilité en matière d’assurance.

Problème de vie privée et de libertés individuelles
Le compteur Linky portera atteinte à la vie privée puisqu’il permettra de connaître en temps réel le taux d’occupation des lieux par l’indication du nombre d’appareils électriques branchés. De plus, il rendra la France vulnérable face aux hackers et au cyberterrorisme.

Problème de protection du consommateur
L’UFC-Que Choisir dénonce également un surcoût pour les consommateurs et des services payants associés au pilotage à distance des consommations.

A l’étranger, la marche arrière a déjà commencé
Depuis 2011, en Californie notamment, a commencé la phase du démontage, des « smart meters », imposée légalement devant le constat de leur impact sanitaire : augmentation importante des taux de cancers, et leucémies chez l’enfant.

Regenere / Thierry Casasnovas

Que faire ?

Face à ces risques, que peut-on, que doit-on faire, que peut-on faire ?
A titre personnel il faut refuser tout changement de compteur par un compteur communicant.
Vous pouvez savoir à quel période l’installation d’un compteur Linky est prévue dans votre ville en consultant ce site : http://www.erdf.fr/linky-bientot-chez-vous.
Vous  serez prévenu par un courrier d’ERDF au moins un mois avant la pose du compteur.
Des associations de consommateurs indiquent qu’il est impossible de refuser l’installation du compteur et qu’un tel refus risque d’entraîner une rupture du contrat. Notons cependant que la loi de transition énergétique prévoyait initialement des sanctions financières en cas de refus (pour compenser le coût d’obligation de faire des relevés manuels de consommation) mais que cette disposition a été retirée de la loi finalement votée.

Les associations préoccupées de la santé publique (Robin des toits, Next-up) conseillent instamment de signifier votre refus par lettre recommandée à ERDF en demandant un courrier officiel garantissant l’absence de toute toxicité sur l’ensemble de l’installation comportant un compteur LINKY.

Etant donné que les compteurs et l’infrastructure de distribution électrique sont la propriété des collectivités territoriales, il faut tout d’abord demander au maire de la commune de faire en sorte que le conseil municipal prenne une délibération refusant le déploiement des compteurs communicants sur la commune. En effet, ce sont les collectivités territoriales qui sont propriétaires des compteurs et infrastructures de distribution. Le maire signifiera son refus à ERDF, GRDF et au distributeur d’eau dans sa commune. Une telle disposition aidera grandement le particulier à justifier son refus si ERDF persistait dans sa volonté d’installation.

Linky Action Nationale : ERDF Touche pas à mon compteur

Pour plus d’information, conseils

Le site de Santé Publique Éditions d’Annie Lobéhttp://www.santepublique-editions.fr/